Accueil › Actualités › Prévention & bien-être › Comportement inhabituel et perte de conscience : penser à l’épilepsie
Une absence, un regard fixe, une chute avec perte de conscience ou des gestes répétitifs peuvent être le signe d’une crise d’épilepsie. L’épilepsie est l’une des affections neurologiques les plus fréquentes : environ 50 millions de personnes en sont atteintes dans le monde. Bien soignée, elle permet le plus souvent une vie normale.
L’épilepsie est une affection chronique du cerveau. Elle se caractérise par des crises récurrentes, dues à des décharges électriques excessives dans un groupe de cellules cérébrales. Une crise isolée ne suffit pas à parler d’épilepsie : le diagnostic repose sur la répétition des crises et sur un bilan neurologique.
Dans la population générale, la maladie touche entre 4 et 10 personnes sur 1 000. Elle représente plus de 0,5 % de la charge mondiale de morbidité.
Les symptômes varient selon la zone du cerveau concernée et la propagation de la décharge. On peut observer :
Les crises partielles peuvent se traduire par des troubles moteurs, sensitifs, de la mémoire ou de la conscience. C’est pourquoi un « comportement inhabituel » bref et répété doit faire consulter.
Parmi les causes identifiées :
Chez l’enfant et l’adolescent, l’épilepsie est plus souvent d’origine génétique ou inconnue. Plus le patient est âgé, plus la cause est souvent une maladie du cerveau. Selon l’OMS, environ 25 % des cas pourraient être évités.
La majorité des crises s’arrêtent d’elles-mêmes. En attendant :
Appelez les secours si la crise dure plus de cinq minutes, si les crises se répètent sans reprise de conscience entre elles, ou s’il s’agit d’une première crise. Au-delà de cinq minutes, un traitement d’urgence est indiqué.
Le traitement repose sur des médicaments antiépileptiques pris chaque jour. En cas d’inefficacité, une chirurgie ou d’autres soins sont possibles. Selon l’OMS, 70 % des personnes atteintes pourraient vivre sans crises si elles avaient accès aux médicaments.
La prise en charge inclut aussi le dépistage des troubles associés, en particulier les troubles de l’apprentissage et la dépression, ainsi qu’un soutien psychologique et social. Le bilan fait souvent appel à l’électroencéphalogramme et à l’imagerie cérébrale.
Pas forcément. Le diagnostic repose sur des crises répétées et sur un bilan neurologique. Toute première crise doit néanmoins faire consulter.
Si la crise dure plus de cinq minutes, si plusieurs crises s’enchaînent sans reprise de conscience, en cas de blessure ou s’il s’agit d’une première crise.
Le traitement permet à une grande partie des patients de ne plus faire de crises. Selon l’OMS, 70 % pourraient vivre sans crises avec un traitement adapté.
Cet article a une vocation d’information générale. Il ne remplace pas une consultation médicale.
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