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Clinique La Rose

Bénéfices de la liposuccion : résultats, délais et limites

Mis à jour le 19 octobre 20266 min de lecture

La liposuccion, ou lipoaspiration, permet de supprimer des surcharges de graisse localisées. Ce n’est pas une méthode d’amaigrissement : elle sert à redessiner la silhouette. Voici ce que l’on peut en attendre, et dans quels délais.

À qui s’adresse la liposuccion ?

L’intervention concerne les amas graisseux localisés qui résistent au régime et à l’activité physique : ventre, hanches, culotte de cheval, cuisses, genoux, bras. Le résultat dépend beaucoup de la qualité de la peau : une peau élastique se rétracte mieux sur le nouveau volume.

Une consultation avec un chirurgien plasticien permet d’examiner les zones, d’évaluer la peau et de vérifier que la demande correspond à ce que la technique peut offrir. Les sociétés savantes, comme la SoFCPRE, mettent à disposition des fiches d’information que le chirurgien peut vous remettre et commenter.

Limites et alternatives

La liposuccion a des limites claires. Selon l’ISAPS, elle ne traite ni la cellulite, ni l’obésité, et ne retire pas la graisse profonde de l’abdomen. Elle ne resserre pas de façon fiable une peau très relâchée : en cas de laxité importante, une intervention avec excision de peau (plastie abdominale, lifting des bras ou des cuisses) peut être discutée à la place ou en complément.

Les techniques non chirurgicales de réduction de la graisse visent la graisse située juste sous la peau. L’ISAPS précise qu’elles s’adressent à des personnes qui ont déjà un poids sain, que les résultats apparaissent progressivement, et que la liposuccion convient mieux pour sculpter précisément ou retirer de plus grands volumes.

Quand le résultat est-il visible ?

Après l’intervention, un œdème (gonflement) apparaît toujours. Il est maximal vers le septième jour, commence à diminuer ensuite et persiste encore environ trois mois. Pendant les premières semaines, le contour visible ne reflète donc pas le résultat final.

Le rôle du vêtement de compression

Le vêtement de compression limite l’œdème, favorise le redrapage de la peau et participe à la régularité du contour final. Son port figure parmi les consignes qui influencent le plus le résultat.

Le résultat est-il définitif ?

Les cellules graisseuses retirées ne reviennent pas. En revanche, celles qui restent, sur la zone traitée comme ailleurs, peuvent grossir. Une prise de poids importante après l’intervention modifie donc la silhouette obtenue.

Le résultat se maintient si votre poids reste stable. Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière restent indispensables.

Imperfections et retouches

Comme toute chirurgie, la liposuccion comporte des risques, que le chirurgien détaille en consultation. Parmi les imperfections possibles :

  • des irrégularités du contour, surtout lorsque la peau manque d’élasticité ;
  • une asymétrie entre les zones traitées ;
  • un œdème ou des ecchymoses étendus, qui mettent du temps à se résorber ;
  • un épanchement de liquide sous la peau (sérome), qui nécessite parfois une ponction.

Une asymétrie peut justifier une retouche à distance de l’intervention, une fois le résultat stabilisé.

D’autres complications, plus rares, sont décrites : la plus grave est l’accident thromboembolique (phlébite, embolie pulmonaire), dont le risque augmente en cas d’antécédent et que le port de bas de contention et le lever précoce aident à réduire. L’ISAPS indique que le risque dépend du volume de graisse retiré, du nombre de zones traitées, de la durée de l’intervention, de l’état de santé et des gestes associés.

Préparer la consultation et choisir son chirurgien

En France, la fiche d’information de la SoFCPRE rappelle que la lipoaspiration ne peut être pratiquée légalement que par un chirurgien plasticien qualifié, en contexte chirurgical. L’ISAPS recommande de consulter un chirurgien plasticien certifié pour déterminer si la liposuccion seule, ou associée à un autre geste, est adaptée.

Ce qui est évalué avant l’intervention

  • l’histoire médicale, l’examen physique, l’évaluation de la peau et la revue des médicaments ;
  • l’arrêt du tabac, recommandé un mois avant en raison de son effet sur la cicatrisation, et l’arrêt des médicaments contenant de l’aspirine dans les 10 jours précédents ;
  • une consultation d’anesthésie, au plus tard 48 heures avant.

La fiche conseille de conserver le document, de le relire après la consultation et d’y réfléchir à tête reposée, en posant au chirurgien toutes vos questions. Pour les zones à traiter, il est utile d’arriver avec une demande précise et réaliste.

Déroulement et convalescence

À titre indicatif, un chirurgien plasticien décrit une durée opératoire d’une à deux heures, en ambulatoire ou avec une nuit d’hospitalisation, puis un arrêt d’activité d’une à deux semaines et pas de sport pendant un mois. Ces délais varient selon le nombre de zones traitées et le volume de graisse retiré ; votre chirurgien vous donnera les consignes adaptées à votre cas.

La liposuccion peut être associée à d’autres gestes, comme une plastie abdominale ou un lipofilling des fesses ou des seins. Dans ce cas, la graisse prélevée est préparée puis réinjectée.

Les complications possibles, comme l’hématome, l’infection ou des troubles de la cicatrisation, sont expliquées lors de la consultation préopératoire.

Pour aller plus loin à la Clinique La Rose

Questions fréquentes

La liposuccion fait-elle maigrir ?

Non. Elle traite des amas graisseux localisés pour redessiner la silhouette. Elle ne remplace pas une perte de poids.

Combien de temps dure le gonflement ?

L’œdème est maximal vers le septième jour puis diminue progressivement. Il persiste en général environ trois mois.

Peut-on reprendre de la graisse après une liposuccion ?

Les cellules retirées ne reviennent pas, mais celles qui restent peuvent grossir en cas de prise de poids. Un poids stable préserve le résultat.

Quelle est la complication la plus grave ?

Selon la SoFCPRE, ce sont les accidents thromboemboliques (phlébite, embolie pulmonaire). Le risque augmente en cas d’antécédent et des mesures préventives existent.

Existe-t-il des alternatives à la liposuccion ?

Les techniques non chirurgicales visent la graisse superficielle chez des personnes de poids sain. En cas de peau très relâchée, une intervention avec excision de peau peut être discutée.

Références

Cet article est donné à titre d’information. Il ne remplace pas une consultation médicale : en cas de doute, parlez-en à votre médecin.