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Clinique la rose

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breast augmentation

Implants mammaires : types, risques, suivi et convalescence

Mis à jour le 1 août 20247 min de lecture

L’augmentation mammaire accroît le volume des seins et peut en modifier la forme. Elle peut se faire par implants ou par transfert de graisse ; cet article traite des implants, le transfert de graisse faisant l’objet de notre article complémentaire sur le lipofilling. Vous y trouverez les différences entre implants, la préparation de l’intervention, la convalescence et les risques et contrôles à aborder avec votre chirurgien.

Quels implants existent, et à partir de quel âge ?

Deux grands types sont utilisés : les implants remplis de sérum physiologique et les implants remplis de gel de silicone. Tous deux ont une enveloppe en silicone, lisse ou texturée, et existent en différentes tailles (FDA). Au Royaume-Uni, le silicone est le type le plus courant (NHS).

L’âge minimal dépend du pays et du dispositif. Aux États-Unis, la FDA a autorisé les implants salins pour l’augmentation dès 18 ans et les implants en gel de silicone dès 22 ans (FDA). Les règles et pratiques diffèrent selon les pays : demandez à votre chirurgien quels critères s’appliquent à votre situation.

Comment se déroulent la consultation et la préparation ?

La première consultation comprend généralement un examen clinique (forme des seins, qualité de la peau, asymétries), un échange sur vos antécédents et vos attentes, puis le choix du volume, de la forme et de l’emplacement de l’implant. Des examens d’imagerie et une prise de sang sont souvent demandés ; la liste exacte est fixée par le chirurgien et l’anesthésiste. Une mammographie de référence peut être nécessaire avant l’intervention, selon votre âge et vos antécédents (Mayo Clinic).

Avant l’opération, l’équipe vous remet des consignes écrites. Les points habituels sont les suivants :

  • Tabac : les fumeuses doivent s’arrêter avant et après l’intervention, parfois pendant environ 4 à 6 semaines (Mayo Clinic) ; votre chirurgien précisera la durée.
  • Médicaments : l’aspirine et les médicaments qui augmentent le risque de saignement peuvent devoir être arrêtés (Mayo Clinic). N’interrompez jamais un traitement prescrit sans avis médical.
  • Préparation de la peau : suivez les consignes de toilette et de jeûne qui vous sont remises.

Comment se passe la convalescence ?

Douleurs, gonflement et ecchymoses sont probables pendant quelques semaines. Les délais varient selon la technique et la personne ; le NHS donne ces repères généraux (NHS) :

  • pas de conduite pendant au moins 1 semaine ;
  • 1 à 2 semaines d’arrêt de travail pour beaucoup de patientes ;
  • pas de port de charges lourdes ni d’effort intense pendant au moins 1 mois ;
  • un soutien-gorge de maintien ou de sport, que certains chirurgiens conseillent de porter jour et nuit jusqu’à 3 mois ;
  • reprise de la plupart des activités habituelles après environ 6 semaines.

La Mayo Clinic conseille d’éviter les efforts et les activités qui accélèrent le pouls ou font monter la tension pendant au moins deux semaines (Mayo Clinic). Votre chirurgien vous dira quand vous pourrez vous doucher, prendre un bain, nager ou exposer les cicatrices au soleil. Contactez rapidement l’équipe en cas de fièvre, de rougeur, de chaleur locale, d’essoufflement ou de douleur thoracique.

Un implant mammaire dure-t-il toute la vie ?

Non. La FDA indique que les implants mammaires ne sont pas des dispositifs à vie : plus ils restent longtemps en place, plus une ablation ou un remplacement devient probable (FDA). La Mayo Clinic cite environ 10 ans comme durée habituelle, et le NHS indique qu’une nouvelle intervention peut être nécessaire après environ 10 ans (NHS). En France, l’ANSM conseille aussi d’envisager le remplacement à partir d’environ 10 ans après la pose (ANSM).

Principales complications

  • Coque (contracture capsulaire) : le tissu cicatriciel se rétracte autour de l’implant, ce qui peut rendre le sein dur, douloureux ou déformé ; les grades sévères peuvent nécessiter une réintervention (FDA).
  • Rupture : déchirure de l’enveloppe. Avec le gel de silicone, elle est souvent silencieuse, sans symptôme (FDA).
  • Autres : infection, douleur, modification de la sensibilité du mamelon ou du sein, déplacement de l’implant (Mayo Clinic).

Qu’est-ce que le LAGC-AIM (BIA-ALCL) et comment le surveille-t-on ?

Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM, ou BIA-ALCL en anglais) est un lymphome rare du système immunitaire qui se développe dans la coque cicatricielle autour d’un implant, et non dans le tissu mammaire. Il a été confirmé surtout avec des implants à surface texturée ; la fréquence estimée va de 1 sur 3 817 à 1 sur 30 000 patientes, le délai moyen de diagnostic est d’environ 11 ans et il est souvent curable s’il est détecté tôt (information de la FDA relayée par l’ASPS). Les signes sont un gonflement inexpliqué, une douleur, une masse ou un épanchement autour de l’implant.

En France, l’ANSM a interdit en 2019 certains implants macrotexturés et à revêtement de polyuréthane, et demande un suivi médical annuel pour les femmes porteuses d’implants (ANSM). Pour les implants en silicone, la FDA suggère une IRM ou une échographie 5 à 6 ans après la pose, puis tous les 2 à 3 ans, car une rupture peut passer inaperçue (ASPS). Les recommandations locales peuvent différer : demandez ce qui s’applique à vous.

Mammographie et allaitement : ce qu’il faut savoir

Les implants n’empêchent pas le cancer du sein : le dépistage reste important. La mammographie est sans danger, mais signalez vos implants au manipulateur, car une technique différente et des clichés supplémentaires peuvent être nécessaires (NHS). La FDA note que la compression lors d’une mammographie est une cause possible de rupture et que des dépôts calciques autour d’un implant peuvent apparaître sur les images (FDA).

Allaitement : certaines femmes allaitent sans difficulté après une augmentation, d’autres non (FDA) ; le NHS précise que la production de lait peut être légèrement diminuée (NHS). Abordez votre projet avec votre chirurgien avant l’intervention.

Quand consulter et que préparer ?

Une consultation est utile si vous envisagez une augmentation, ou si vous portez déjà des implants et remarquez un changement de forme, de fermeté, une douleur, un gonflement ou une asymétrie. Préparez une liste de questions et apportez vos antécédents, vos traitements, vos examens d’imagerie antérieurs et votre carte d’implant si vous en avez une.

  • Quel type d’implant, quelle surface et quel emplacement sont proposés, et pourquoi ?
  • Quel calendrier de suivi et quelle imagerie recommandez-vous ?
  • Quels sont les risques propres à ma situation, et que se passe-t-il en cas de réintervention ?
  • Comment me préparer, et quand reprendre le travail et le sport ?

Pour aller plus loin à la Clinique La Rose

Questions fréquentes

Faut-il remplacer les implants mammaires ?

Ce ne sont pas des dispositifs à vie. Un remplacement est souvent envisagé après environ 10 ans, ou plus tôt en cas de complication, selon la FDA, le NHS et l’ANSM.

Peut-on faire une mammographie avec des implants ?

Oui. La mammographie est sans danger, mais signalez vos implants : des clichés supplémentaires ou une technique adaptée peuvent être nécessaires.

Quand puis-je conduire et reprendre le travail ?

Le NHS suggère de ne pas conduire pendant au moins 1 semaine et d’envisager 1 à 2 semaines d’arrêt de travail. Votre chirurgien confirmera pour votre cas.

Peut-on allaiter après une augmentation mammaire ?

Certaines femmes le peuvent, d’autres non. La production de lait peut être légèrement réduite : parlez-en à votre chirurgien avant l’intervention.

Les implants en silicone nécessitent-ils des examens de contrôle ?

La FDA suggère une IRM ou une échographie 5 à 6 ans après la pose, puis tous les 2 à 3 ans. En France, l’ANSM demande un suivi médical annuel.

Références

Cet article est donné à titre d’information. Il ne remplace pas une consultation médicale : en cas de doute, parlez-en à votre médecin.