
L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique d’imagerie médicale qui produit des images détaillées en coupes des organes et des tissus mous. Cet article présente ses indications, les contrôles de sécurité, les types d’appareils et le déroulement de l’examen.
Qu’est-ce qu’une IRM et à quoi sert-elle ?
L’IRM utilise un champ magnétique puissant et des ondes radio pour obtenir des images de l’intérieur du corps ; l’ordinateur peut aussi reconstruire des vues en trois dimensions (Mayo Clinic). Elle est surtout utilisée pour étudier les tissus mous : cerveau, moelle épinière, articulations, ligaments, organes de l’abdomen et du pelvis.
Les médecins s’en servent pour établir un diagnostic, rechercher l’origine de symptômes ou vérifier l’efficacité d’un traitement, par exemple en suivant la taille d’une tumeur (NHS). Les demandes les plus courantes concernent :
- Le cerveau : recherche d’inflammation, d’anomalies vasculaires ou de tumeurs.
- La colonne vertébrale : étude des disques, des nerfs et des structures voisines.
- Les articulations : cartilage, tendons et ligaments.
- L’abdomen et le pelvis : organes, vaisseaux et ganglions (RadiologyInfo).
L’IRM n’est pas toujours le premier examen. Le choix entre radiographie, échographie, scanner et IRM dépend de la question posée et relève de votre médecin et du radiologue.
L’IRM utilise-t-elle des rayonnements ?
Non. L’IRM n’utilise ni rayons X ni autre rayonnement ionisant : elle repose sur des champs magnétiques et de l’énergie radio (RadiologyInfo). Lorsque les consignes de sécurité sont respectées, l’examen présente très peu de risques (RadiologyInfo).
Le principal danger vient de l’aimant lui-même : il attire les objets métalliques et peut perturber certains dispositifs implantés. C’est pourquoi le questionnaire préalable est rigoureux et pourquoi bijoux, montres et objets métalliques restent hors de la salle.
Implants, grossesse, produit de contraste : quelles précautions ?
Implants et métal dans le corps
Stimulateurs cardiaques, défibrillateurs implantés, implants cochléaires, certains clips d’anévrisme, éclats métalliques et d’autres dispositifs peuvent rendre l’IRM dangereuse ou déformer les images (Mayo Clinic). Certains modèles récents sont compatibles, mais l’équipe doit connaître le modèle exact : apportez votre carte ou la notice de l’implant (RadiologyInfo). Le matériel orthopédique ne pose en général pas de problème, même s’il peut altérer la qualité des images.
Grossesse
Aucun effet nocif n’a été rapporté depuis l’introduction de l’IRM dans les années 1980, mais il est en général conseillé aux femmes enceintes d’éviter l’IRM au premier trimestre, sauf si le bénéfice l’emporte nettement sur le risque (RadiologyInfo). Signalez toujours une grossesse, possible ou certaine, ainsi qu’un allaitement.
Produit de contraste (gadolinium)
Certains examens nécessitent l’injection par voie veineuse d’un produit à base de gadolinium. Il ne contient pas d’iode et les réactions allergiques sont rares, mais la fonction rénale peut être vérifiée au préalable ; une maladie rénale ou hépatique ou une réaction antérieure à un produit de contraste doivent être signalées (RadiologyInfo). Le contraste est le plus souvent évité pendant la grossesse.
IRM fermée ou ouverte : quelle différence ?
La plupart des appareils sont un tunnel ouvert aux deux extrémités (Mayo Clinic). Son diamètre est limité et la table a une limite de poids : certains patients de forte corpulence peuvent ne pas y entrer (RadiologyInfo). Certains appareils récents ont une ouverture plus large, pour davantage de confort.
Des appareils ouverts sur les côtés existent pour certaines personnes très anxieuses ou se sentant confinées, mais ils ne sont pas disponibles partout ni adaptés à tous les examens (RadiologyInfo). Le choix dépend de l’examen demandé et de l’équipement disponible ; renseignez-vous lors de la prise de rendez-vous.
Comment se déroule l’examen ?
Les consignes concernant le jeûne varient selon l’examen et le centre ; suivez celles qui vous sont données et poursuivez vos traitements habituels sauf avis contraire (RadiologyInfo). Le jeûne n’est pas nécessaire pour toutes les IRM.
- Vous remplissez un questionnaire de sécurité (implants, allergies, problèmes rénaux, grossesse).
- Vous revêtez une blouse si nécessaire et retirez bijoux, montre, épingles à cheveux, appareils auditifs, prothèses dentaires amovibles et autres objets métalliques ; cartes bancaires et téléphone restent à l’extérieur.
- Vous vous allongez sur une table rembourrée qui glisse dans l’appareil.
- On vous remet des bouchons d’oreilles ou un casque, car l’appareil émet des bruits forts de tapotements, ainsi qu’une poire d’appel pour joindre le technicien, qui vous entend et vous parle pendant tout l’examen.
- Vous devez rester immobile, car le mouvement rend les images floues.
L’examen dure en général de 15 minutes à 1 heure, parfois davantage (NHS) ; une visite complète est souvent estimée à 30 à 60 minutes. Pour un enfant, un parent peut souvent rester dans la salle après contrôle de sécurité, et certains enfants nécessitent une préparation ou une sédation pour rester immobiles (RadiologyInfo).
Claustrophobie, anxiété : quand en parler à votre médecin ?
Si vous craignez les espaces clos, signalez-le à votre médecin avant le rendez-vous. Un sédatif léger peut vous être proposé et vous pouvez demander à être accompagné (NHS). Après un sédatif, ne conduisez pas pour rentrer (RadiologyInfo). La musique, les bouchons d’oreilles et la poire d’appel peuvent aussi aider, et le technicien peut interrompre l’examen à tout moment.
Parlez-en à votre médecin avant le rendez-vous si vous avez un stimulateur cardiaque ou un implant, si vous êtes enceinte, si vous avez une maladie rénale ou une allergie à un produit de contraste, ou si vous vous demandez si vous passerez dans l’appareil. Les images sont interprétées par un radiologue et les résultats vous sont expliqués par votre médecin.
Pour aller plus loin à la Clinique La Rose
Questions fréquentes
L’IRM est-elle douloureuse ou dangereuse ?
L’examen est indolore et n’utilise aucun rayonnement ionisant. Les risques sont faibles si le contrôle de sécurité est respecté ; ils concernent surtout les implants métalliques et, rarement, le produit de contraste.
Combien de temps dure une IRM ?
En général de 15 minutes à 1 heure selon la région étudiée et l’examen, parfois plus.
Peut-on passer une IRM avec un stimulateur cardiaque ou un implant métallique ?
Parfois, selon le modèle exact. Prévenez l’équipe à l’avance et apportez votre carte d’implant pour vérifier la compatibilité avec l’IRM.
Faut-il être à jeun pour une IRM ?
Pas toujours. Les consignes varient selon l’examen et le centre : suivez celles qui vous sont communiquées.
Peut-on faire une IRM quand on est claustrophobe ?
Souvent oui. Prévenez votre médecin à l’avance : un sédatif léger, un appareil plus large ou une IRM ouverte peuvent être envisagés selon la disponibilité et l’examen.
Références
- MRI: Magnetic resonance imaging (Mayo Clinic) (mayoclinic.org)
- MRI scan (NHS) (nhs.uk)
- How to prepare for an MRI exam (RadiologyInfo.org) (radiologyinfo.org)
- Safety in MR imaging (RadiologyInfo.org) (radiologyinfo.org)
- Body MRI: abdomen, pelvis and chest (RadiologyInfo.org) (radiologyinfo.org)
Cet article est donné à titre d’information. Il ne remplace pas une consultation médicale : en cas de doute, parlez-en à votre médecin.



