
La liposuccion (ou lipoaspiration) réduit des surcharges graisseuses localisées, mais toutes les zones et tous les profils ne s’y prêtent pas de la même façon. Cet article passe en revue les zones le plus souvent traitées, les conditions à réunir, les suites et les risques, d’après des sources médicales de référence.
Quelles zones peut-on traiter ?
Selon la fiche d’information élaborée sous l’égide de la SoFCPRE, la lipoaspiration s’adresse notamment à la culotte de cheval, aux hanches, à l’abdomen, aux cuisses, aux genoux, aux mollets, aux chevilles, aux bras et au dos, ainsi qu’au visage et au cou (double menton, ovale du visage). La société américaine de chirurgie plastique (ASPS) cite comme zones courantes le double menton, le haut des bras, l’extérieur des cuisses, l’abdomen et les « poignées d’amour », et comme zones moins fréquentes les chevilles, l’intérieur des cuisses et le haut du dos.
Le NHS mentionne les fesses, les hanches, les cuisses et le ventre comme zones où la graisse a tendance à s’accumuler. Une même intervention peut concerner plusieurs zones, mais il ne faut pas en conclure que toutes les zones se traitent de la même manière : c’est le chirurgien qui détermine, après examen, ce qui est réalisable pour chaque patient.
Ce qui est traité, zone par zone, et les limites
- Menton et cou : la graisse sous-cutanée du double menton. Si la peau est relâchée, l’aspiration seule peut ne pas suffire.
- Bras : l’excès de graisse du haut du bras. Un bras dont la peau pend peut nécessiter un autre geste.
- Ventre : la graisse située sous la peau, au-dessus du muscle. La graisse profonde, autour des organes (graisse viscérale), n’est pas concernée selon l’ASPS.
- Hanches et poignées d’amour : les rondeurs latérales de la taille et du bassin.
- Culotte de cheval, cuisses et genoux : les zones les plus classiques, où la qualité de la peau conditionne l’aspect final.
- Fesses : citées par le NHS comme zone de dépôt de graisse ; le contour dépend là aussi de la peau et de l’anatomie.
- Mollets et chevilles : zones citées par la SoFCPRE ; le NHS signale un gonflement des chevilles possible après traitement des jambes.
La liposuccion n’efface pas la cellulite ni les vergetures : le NHS le précise, et la clinique universitaire de Navarre indique qu’elle n’améliore la cellulite que partiellement.
À qui s’adresse cette technique ?
La lipoaspiration « ne constitue pas une méthode d’amaigrissement » et ne traite pas l’obésité, rappelle la fiche SoFCPRE. Elle vise des surcharges localisées qui résistent en général au régime et au sport. Les profils les plus favorables sont décrits de façon concordante :
- un poids stable, proche du poids de forme, selon l’ASPS ;
- une peau ferme et élastique : le NHS indique que la technique fonctionne mieux chez les personnes sans surpoids et à la peau élastique ;
- l’absence de tabagisme, également mentionnée par l’ASPS.
Parmi les contre-indications citées par la Clinique universitaire de Navarre figurent une chirurgie récente dans la zone concernée, une mauvaise circulation locale et des problèmes cardiaques ou respiratoires.
Quel volume de graisse peut être aspiré, et en toute sécurité ?
Les sources consultées ne fixent pas de volume maximal universel : l’ASPS précise que la quantité retirée en une séance dépend de l’évaluation, par le chirurgien, de la santé et des objectifs de la personne. La fiche SoFCPRE alerte toutefois sur une extraction excessive, qui peut provoquer des perturbations métaboliques ou une anémie. C’est l’une des raisons pour lesquelles un bilan préopératoire et une discussion honnête sur ce qui est raisonnable sont indispensables.
Récupération et résultat
L’intervention dure en général de 1 à 3 heures et se fait le plus souvent sous anesthésie générale, avec parfois une nuit à l’hôpital (NHS). Un vêtement de contention est porté pendant plusieurs semaines. D’après la fiche SoFCPRE :
- les ecchymoses se résorbent en 10 à 20 jours ;
- l’activité normale reprend entre 2 et 10 jours, le sport vers 3 semaines ;
- la peau se rétracte sur 3 à 6 mois, et le résultat s’apprécie à 6 mois.
Le NHS précise que les efforts intenses sont à éviter 10 à 12 semaines et que le gonflement peut durer jusqu’à 6 mois. Le but est une amélioration de la silhouette, non la perfection, et une retouche peut parfois être discutée à partir du 6e mois.
Risques et alternatives
Les effets fréquents sont des ecchymoses, un gonflement, un engourdissement et des cicatrices. Plus rarement, le NHS cite des irrégularités de surface, un hématome, des troubles de la sensibilité durables, une embolie pulmonaire ou une atteinte d’un organe interne. La SoFCPRE signale les accidents thromboemboliques comme la complication la plus grave, ainsi que les saignements, infections et nécroses cutanées, rares.
Lorsque la peau est distendue, la liposuccion seule ne la retend pas toujours : l’ASPS évoque la possibilité de l’associer à d’autres gestes, comme l’abdominoplastie pour le ventre. Des mesures d’hygiène de vie (alimentation, activité physique) restent le premier levier, la lipoaspiration ne les remplaçant pas.
Quand consulter un chirurgien ?
Une consultation avec un chirurgien plasticien qualifié permet d’examiner les zones, la qualité de la peau et les antécédents, d’expliquer les techniques et de dire si l’intervention est adaptée. Préparez vos questions, signalez les médicaments pris (aspirine, anticoagulants, contraception) et le tabagisme, et prenez le temps de réfléchir. Aucun résultat ne peut être promis à l’avance. Après l’opération, consultez rapidement en cas de fièvre, de douleur d’un mollet, d’essoufflement ou de saignement anormal.
Pour aller plus loin à la Clinique La Rose
Questions fréquentes
La liposuccion permet-elle de maigrir ?
Non. Les sociétés savantes rappellent qu’elle n’est pas une méthode d’amaigrissement ni un traitement de l’obésité ; elle vise des graisses localisées.
Peut-on traiter plusieurs zones en même temps ?
Une intervention peut concerner plusieurs zones, selon l’examen du chirurgien et l’état de santé de la personne. Le volume aspiré reste limité par des critères de sécurité.
La liposuccion supprime-t-elle la cellulite ?
Non. Elle ne fait pas disparaître la cellulite ni les vergetures et ne l’améliore que partiellement.
Quand voit-on le résultat ?
Une amélioration apparaît au bout de quelques semaines, mais la peau se rétracte sur 3 à 6 mois et le résultat s’apprécie à environ 6 mois.
Quelle est l’alternative si la peau est relâchée ?
Un geste sur la peau, comme l’abdominoplastie pour le ventre, peut être discuté seul ou associé à la liposuccion, selon l’avis du chirurgien.
Références
- Lipoaspiration : fiche d’information (SoFCPRE) (hpsj.fr)
- Liposuction : 10 things to know (ASPS) (plasticsurgery.org)
- Liposuction (NHS) (nhs.uk)
- Liposuccion (Clinique universitaire de Navarre) (cun.es)
Cet article est donné à titre d’information. Il ne remplace pas une consultation médicale : en cas de doute, parlez-en à votre médecin.



