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Clinique la rose

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les bienfaits de la circoncision

Circoncision : bénéfices médicaux, risques et précautions

Mis à jour le 19 octobre 20266 min de lecture

La circoncision est pratiquée pour des raisons médicales, culturelles ou religieuses. Cet article fait le point, de façon neutre, sur ce que disent les sources médicales : indications, bénéfices démontrés, risques, conditions de réalisation et suites de l’intervention.

Que signifie la circoncision et dans quels cas est-elle indiquée ?

La circoncision consiste à retirer le prépuce. Sur le plan médical, le NHS la propose en cas de gonflements, démangeaisons ou infections répétés du prépuce ou du gland (balanite), de phimosis (prépuce trop serré, avec érections douloureuses ou difficultés à uriner), de lésions cicatricielles comme le lichen scléreux, et, rarement, dans le traitement du cancer de la verge. Le NHS précise qu’elle n’est proposée que lorsque les autres traitements ont échoué ou ne sont pas possibles. Le HSE irlandais cite aussi le paraphimosis.

Chez le petit garçon, il est normal que le prépuce ne se décalotte pas avant 5 ans, et la séparation complète peut demander jusqu’à la puberté : il ne faut jamais forcer, selon le NHS.

Quels bénéfices médicaux sont démontrés ?

Le bénéfice le mieux établi concerne le VIH. D’après l’OMS et l’ONUSIDA, trois essais randomisés menés au Kenya, en Ouganda et en Afrique du Sud montrent que la circoncision réduit d’environ 60 % le risque d’infection par le VIH acquise par voie hétérosexuelle chez l’homme. Cette réduction concerne le risque d’acquisition, pas une protection totale : l’ONUSIDA est explicite, « la circoncision ne confère pas de protection complète contre le VIH », et le préservatif reste nécessaire.

Selon un projet de recommandations des CDC rapporté par la presse en 2014, la circoncision réduit le risque d’infection par un partenaire féminin infecté de 50 à 60 %, mais ne réduit pas le risque de transmission par un homme séropositif, et n’a pas été démontrée utile lors de rapports entre hommes. Ce document cite aussi une baisse de 30 % ou plus du risque d’herpès génital et de certains types de papillomavirus (HPV), une baisse du risque d’infection urinaire dans la petite enfance et du cancer de la verge. Ces effets sur l’herpès, le HPV et les infections urinaires sont plus modestes ou moins bien chiffrés que pour le VIH : l’ampleur exacte de la baisse des infections urinaires du nourrisson n’est pas précisée dans les sources consultées.

Quel est le point de vue des sociétés savantes ?

L’Académie américaine de pédiatrie (AAP) a conclu en 2012 que les bénéfices préventifs de la circoncision du nouveau-né l’emportent sur ses risques, tout en laissant la décision aux parents. Un commentaire de la British Association of Paediatric Urologists, publié dans les Archives of Disease in Childhood, conteste l’usage de ces arguments pour justifier une circoncision systématique du nouveau-né dans les pays où le VIH n’est pas endémique. Les positions divergent donc selon les contextes : la décision se prend avec un médecin, en tenant compte des convictions de la famille.

Quels sont les risques et les complications ?

Selon le NHS, le saignement mineur est la complication la plus fréquente. Peuvent aussi survenir une sensibilité réduite du gland, une nouvelle intervention (hémostase, retrait de peau supplémentaire, reprise esthétique) et, rarement, un rétrécissement ou une atteinte de l’urètre. Le HSE cite l’infection et des cicatrices sensibles. Les complications sont rares et la plupart des hommes n’ont pas de problème.

Le projet de recommandations des CDC mentionné ci-dessus chiffrait les complications à 0,5 % chez le nouveau-né et jusqu’à 9 % chez l’enfant de 1 à 9 ans, surtout des saignements mineurs et des douleurs.

Où, par qui et à quel âge la réaliser ?

L’intervention doit être réalisée en milieu médical par un professionnel formé. L’AAP demande qu’elle soit effectuée par des professionnels formés dans des conditions stériles, avec une prise en charge adaptée de la douleur. L’ONUSIDA rappelle que les risques deviennent graves lorsque l’acte a lieu dans des conditions d’hygiène insuffisantes, par des praticiens mal formés ou avec un matériel inadapté. L’âge de l’intervention dépend de l’indication et se discute avec un médecin.

Les soins après l’opération

D’après le NHS :

  • portez des vêtements amples et prenez un antalgique comme prescrit (pas d’aspirine chez l’enfant de moins de 16 ans) ;
  • lavez doucement la zone, puis séchez-la en tamponnant ;
  • évitez piscine, vélo, sport et charges lourdes pendant au moins 2 semaines ;
  • évitez les rapports sexuels pendant au moins 4 semaines, ou jusqu’à cicatrisation complète ;
  • après une anesthésie générale, faites-vous raccompagner et ne conduisez pas pendant 24 heures.

La cicatrisation prend en général 4 à 6 semaines. Gonflement, ecchymoses et léger saignement pendant 1 à 2 semaines sont normaux.

Quand consulter ?

Selon le NHS, consultez rapidement en cas de saignement qui ne s’arrête pas, de plaie rouge ou chaude, de fièvre, de douleur sévère ou qui ne s’améliore pas, de sang dans les urines ou de miction très difficile. Consultez aussi si des fils ne sont pas résorbés après 6 semaines, en cas d’écoulement purulent ou si le jet urinaire devient faible. Si l’enfant ne peut pas uriner du tout, c’est une urgence. Pour un enfant de moins de 5 ans, demandez un avis médical sans attendre.

Pour aller plus loin à la Clinique La Rose

Questions fréquentes

La circoncision protège-t-elle du VIH ?

Elle réduit d’environ 60 % le risque d’infection chez l’homme hétérosexuel, selon l’OMS et l’ONUSIDA, mais ne protège pas complètement : le préservatif reste nécessaire.

La circoncision est-elle indiquée en cas de phimosis ?

Elle peut l’être lorsque les autres traitements ont échoué ou ne sont pas possibles, selon le NHS.

Combien de temps dure la cicatrisation ?

En général 4 à 6 semaines, avec un gonflement et de petits saignements possibles pendant 1 à 2 semaines, d’après le NHS.

Qui doit réaliser l’intervention ?

Un professionnel qualifié, en milieu médical, dans des conditions stériles et avec une prise en charge de la douleur.

Références

Cet article est donné à titre d’information. Il ne remplace pas une consultation médicale : en cas de doute, parlez-en à votre médecin.